Legende

1 – Rassemblement de la Légion Française des Combattants à Nîmes le 30 août 1942 : place de l’Esplanade à l’occasion du 2ème anniversaire de la Légion.

2 – Rassemblement de la Légion Française des Combattants le 30 août 1942 dans les jardins de la Fontaine, avec le portrait de Pétain sur la gauche.

3 – Défilé des troupes d’occupation en mars 1943 à Nîmes avec le drapeau allemand.

4 – Tract de la Résistance contre la Relève.

5 – Fausse carte d’identité de Georges Roussel, syndicaliste résistant.

6 – Maquis du Serre dit camp n°4 FTPF.

7 – Fanion d’Ardaillers.

8 – Défilé de la  libération à Alès le 3 septembre 1944 : “l’appel aux morts”.

9 – Défilé de la libération à Nîmes le 4 septembre 1944: les maquisards de l’Aigoual-Cévennes  avec  à leur tête  René    Rascalon, Germaine Bonnafous…

10 – Défilé de la libération à La Grand-Combe le 6 septembre 1944.

 

Les photos de la bannière (de gauche à droite)

Les photos 1 et 2 illustrent l’encadrement des populations gardoises par le régime de Vichy : mise en place d’une Légion Française des Combattants le 29 août 1940 pour relayer les mots d’ordre du régime, organisation de grandes manifestations publiques, comme ici à Nîmes le 30 août 1942 pour le 2ème anniversaire de la Légion, culte du maréchal-chef de l’Etat Pétain…

La photo 3 évoque un des tournants de la période pour notre département : l’installation des troupes allemandes à partir du 11 novembre 1942 comme ici à Nîmes et dans les principales localités gardoises.

Les photos 4 à 7 nous montrent quelques aspects de la Résistance gardoise : la lutte par l’information pour contrer la propagande de Vichy et dénoncer sa politique (ici la Relève), puis la mise en place d’organisations plus structurées qui nécessite le passage dans la clandestinité de certains résistants, comme Georges Roussel. À partir de  1943, naissent et se développent les premiers maquis, cachés pour la plupart dans les zones montagneuses et boisées à l’ouest et au nord du Gard, comme le maquis du Serre autour de Jacques Baby et le maquis d’Ardaillers dirigé par le pasteur Olivès, évoqués par les clichés 6 et 7.

Ces maquis participent à la libération de la région, dans la 2ème quinzaine d’août 1944, avec notamment plusieurs combats qui opposent les troupes allemandes en repli à des formations de maquisards, appuyés parfois par l’aviation alliée. Les défilés de la libération, à Alès le 3 septembre 1944, à Nîmes le 4 septembre et La Grand-Combe le 6 septembre (photos 8-9-10) symbolisent la victoire de la Résistance mais évoquent aussi le lourd tribut payé à la répression  par toutes les organisations résistantes.